La secrétaire, toujours « à la ramasse » pour les PV, a expliqué avoir rencontré des problèmes avec le prestataire : elle a envoyé un mauvais fichier et, alors que le prestataire s’était engagé à remettre le PV sous 6 à 8 jours ouvrés, il a fallu attendre 10 jours pour qu’elle soit informée de cette erreur. Aucun PV n’a donc pu être présenté à cette réunion.
Elle a dit avoir d’autres insatisfactions qui font qu’elle va devoir abandonner l’idée de travailler avec ce prestataire.
Les élus du deuxième syndicat représentatif n’ont vraisemblablement retenu qu’une chose : la secrétaire s’est plantée !
Contrairement à ce qui a été écrit dans la propagande anti-SUD, personne n’a dit qu’un autre prestataire allait être recherché. Non seulement le deuxième syndicat ne produit rien de constructif pour le CSE mais encore il n’écoute pas ce qui se dit en réunion, voire manipule les faits à sa convenance.
Pour le reste, voilà ce que nous avons retenu :
– Le parc automobile de la CPAM va être renouvelé d’ici 2027 avec des véhicules électriques, d’autres hybrides et encore d’autres thermiques (notamment pour les agents qui ont un véhicule de service).
La direction a précisé que l’installation de bornes électriques dans les parkings des différents sites n’est pas prévue pour le (petit) personnel. Seul le directeur bénéficie de prises de recharge pour son véhicule de fonction !
Les véhicules actuels seront-ils donnés au personnel ? Nous attendons la réponse (la question a été notée par la direction mais elle semble avoir une fâcheuse tendance à perdre ses notes)
– Nous avons demandé à la direction de communiquer la procédure pour les salariés qui voudraient demander un examen personnalisé en l’absence de points de compétence ou de changement de niveau depuis 3 ans ou plus.
La direction a affirmé qu’elle le ferait, surtout auprès des managers (les simples employés ne sont peut-être pas concernés ?) D’ailleurs, conformément à l’article 7.4 du « Protocole d’accord du 22 novembre 2024 relatif à la classification… », l’employeur aurait dû le faire dans le cadre des campagnes de la politique salariale.
Comme nous n’avons rien vu ni avant, ni pendant, ni depuis, on vous dit ici ce qu’il faut faire :
- vous allez sur e-demande RH chercher un item qui semble correspondre à votre demande (ce qui n’est pas toujours évident) ;
- vous écrivez votre demande (on vous fournit un modèle : « En application de l’article 7.4 du Protocole d’accord du 22 novembre 2024 relatif à la classification, au système de rémunération et au déroulement de carrière », je demande à bénéficier d’un examen personnalisé de ma situation par la direction.)
- vous attendez (parfois fort, fort longtemps) qu’on vous réponde par notification écrite. Vous pouvez demander à être reçu en entretien, mais les paroles s’envolent…
– Le calendrier de paie a changé (et ne semble pas être complètement fixé) et si vous avez besoin d’un acompte, il faut le faire avant le 10 du mois. Passé cette date, un acompte pourrait toutefois vous être accordé mais cela doit rester exceptionnel
– Nous avons appris que les protocoles « télétravail » et « forfait mobilité durable » ont été implicitement acceptés. En attendant la campagne télétravail qui doit débuter le 19 janvier 2026, toutes les demandes faites d’ici là doivent être traitées (si on vous a demandé d’attendre, signalez-le-nous).
En tant qu’organisation syndicale, on déplore une fois de plus un certain manque de respect de la part de la direction. En effet, les délégations syndicales se plient toujours aux calendriers imposés par l’employeur pour négocier ce que celui-ci veut bien négocier (nous avons dû abandonner toute idée de proposer des négociations, nos demandes aboutissant systématiquement à des fins de non-recevoir). Et quand ces négociations aboutissent enfin à un résultat concret, nous n’en sommes pas informés. A croire que nous ne sommes bons qu’à apposer notre signature.
En tout cas, c’est grâce à SUD que l’accord télétravail a été renouvelé et que les agents qui le souhaitent peuvent bénéficier jusqu’à 3 jours de télétravail. Nous sommes en effet le seul syndicat dont la signature permette l’application immédiate d’un accord.
Sont (notamment) restés) sans réponse :
- Un certain nombre de questions sur la classification ;
- Une demande d’explication sur l’absence de communication des documents liés à la classification (qui auraient été donnés aux managers, les autres n’étant peut-être peu capables de les lire et comprendre)
- Des points soulevés lors de réunions précédentes
Pour tout argument, nous avons eu droit à des tergiversations telles que :
- la direction donnera des informations au CSE quand elle le jugera pertinent
- les élus sont renvoyés à la lecture des rapports d’expertise (la direction reprochant au passage de faire « systématiquement » des demandes d’expertise alors qu’il n’y en a eu que 3 depuis 2010) ou vers le futur bilan social (même pour des éléments qui n’y figureront pas !)
- des PV sont toujours en attente... Cette dernière réponse a d’ailleurs été faite à 5 reprises, au cas où la secrétaire n’aurait pas compris. Cela fait des mois que cette dernière explique pourquoi elle a du retard dans la rédaction des PV, aussi, il nous semble nécessaire de rappeler que selon l’article L1152-1 du code du travail : « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.»
– Sinon, nous avons redemandé la mise en place d’un circuit pour la réception des colis du CSE. Nous avons fait part de problèmes rencontrés pour les chèques vacances supplémentaires, renvoyés à l’expéditeur car les élus n’avaient pas été informés de la date de livraison et personne n’était présent au CSE. Nous n’avons pas eu plus de réponse que lorsque nous avions posé la question en juin 2024.
– Enfin, les élus du deuxième syndicat représentatif ont refusé de voter les prestations sous couvert que le budget prévisionnel 2026 ne leur a pas été présenté.
D’un côté, ce syndicat voudrait que tout l’argent que l’affreuse bande à Picsou ne veut pas lâcher soit dépensé et, de l’autre, ces élus prennent prétexte de ne pas avoir de budget prévisionnel -qui est quasi identique tous les ans– pour ne pas voter pour les prestations proposées …
En d’autres termes, quoi que fassent les élus SUD (qui doivent d’ailleurs tout faire), cela n’ira jamais.
